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Saint Seiya, as-tu déjà ressenti le cosmos ?

par jeudeclick
Publié : Dernière mise à jour le 530 vues 12 minutes de lecture

Il ne reste que quelques heures avant que toutes les flammes de l’horloge du sanctuaire ne s’éteignent. Il faut faire vite et franchir toutes les maisons des chevaliers d’or pour sauver la princesse Athéna. En avant chevalier ! Faites exploser le cosmos à l’intérieur de vous pour vaincre l’ennemi. Même quand il n’y a plus d’espoir, le chevalier Seiya du signe de Pégase n’abandonne jamais et se relève toujours quoi qu’il arrive. Ses amis le suivent et le soutiennent peu importe l’adversaire : Shiryu du Dragon, Shun d’Andromède, Hyoga du Cygne et Ikki du Phoenix. Toutefois l’adversaire est coriace, le grand Pope n’est autre que Saga, chevalier d’or du Gémeau ! Le poing serré, le chevalier de bronze se lance à toute vitesse : PEGASUS-RYU-SEI-KEEEEEN !

Que d’émotion, quand on parle d’un manga classique, amené en France par le Club Dorothée (pour les plus anciens d’entre vous) et de voir une adaptation française en jeu de société. Un « rêve » devenu réalité par Yoka chez Tsume. Avec comme chevaliers d’or dans sa conception, Maxime Babad et Nicolas Badoux. Un jeu de deck building pour des jeunes apprentis chevaliers à partir de 14 ans et pouvant aller affronter le mal de 2 à 5 défenseurs d’Athéna. Il faudra compter en moyenne 60 minutes de jeu, mais ce sera l’horloge du sanctuaire qui fera foi pour la fin de la partie.

Chaque chevalier commencera la partie avec un jeu de cartes (un deck) de départ qui est déjà préconstruit. Sur le plateau central, il y aura une pioche de carte ainsi qu’une piste de 6 cartes disponibles face visible et une horloge qui fera office d’indicateur de fin de partie.

Une fois cette mise en place terminée et que tous les chevaliers, armure sur le dos, sont prêts pour l’aventure, celui qui possède le plus grand cosmos sera désigné premier joueur. Nous vous laissons débattre à ce sujet. Dans le cas échéant il faudra désigner au hasard le premier joueur.

Plus que 12 maisons à visiter !

Avec Saint Seiya : Deck Building, nous avons pour objectif de récupérer des cartes qui valent des points de victoire. Le chevalier ayant dans son jeu le plus de point de victoire, une fois que la dernière flamme de l’horloge du sanctuaire sera éteinte, remporte la partie. Et oui, c’est un jeu compétitif et non coopératif comme on aurait pu, peut-être, l’imaginer ! Bien que nous, chevaliers, sommes dans le même camp, il n’y aura qu’un seul vainqueur.

Pour acquérir des cartes, nous allons devoir faire appel au mécanisme du deck building, mais qu’est-ce donc ? Le principe est simple, nous commençons tous avec un jeu de cartes de base que nous pouvons jouer (sans coût d’activation) à notre tour de jeu. Les cartes jouées donnent certaines valeurs, en ce qui concerne Saint Seiya, nous allons accumuler des valeurs : de Force, de Cosmos, de Soin et des points de victoire (ce dernier sera important uniquement pour la fin de partie). Grâce à ces valeurs, nous allons pouvoir effectuer des actions. La valeur de soin permettra de soigner un personnage blessé, la force et le cosmos permettront « d’acheter » des cartes que nous allons récupérer et les intégrer dans notre jeu de cartes de base. La valeur en point de victoire sera comptabilisée à la fin du jeu pour désigner le vainqueur. Nous allons donc améliorer notre jeu avec des cartes plus « fortes » que ce soit au niveau des capacités ou simplement parce que la valeur en point de victoire est intéressante. C’est sur ce principe de « construction » de son jeu qu’est défini le Deck Building dans le présent opus.

Une des particularités dans Saint Seiya concerne la manière d’acheter les cartes, car rappelez-vous, il y a 2 manières d’acquérir les cartes : La Force et le Cosmos. En fonction de la valeur utilisée pour « acheter » des nouvelles cartes nous allons récupérer la carte pour la rajouter dans notre jeu (la Force) ou allons pouvoir directement la récupérer dans notre main et ainsi pouvoir la jouer immédiatement (le Cosmos). Ce mécanisme permettra de faire des combos et de se construire un jeu de cartes de légende ! Un autre fonctionnement intéressant concerne l’arrivée des cartes sur la piste du plateau central. Certaines cartes auront un effet qui s’applique immédiatement et uniquement lorsque celles-ci sont révélées sur la piste centrale des cartes disponibles. Elles auront pour objectif de grandement influencer le cours de la partie et rendront votre parcours vers la gloire plus difficile ! Bah oui, vous pensiez que cette aventure allait être une promenade de santé ? Demandez l’avis à Shiryu, chevalier du Dragon pour voir ce qu’il en pense. C’est une excellente transition pour parler des blessures, car des effets de carte pourront blesser un ou plusieurs de vos cartes héros et quand un personnage est blessé, il est bloqué face visible devant vous et ne peut ni être joué pour ses capacités ni être récupéré pour le remettre dans votre jeu. Il faudra le soigner afin de pouvoir le récupérer, avec l’aide de vos cartes possédant des valeurs de soin.

Brûle mon cosmos

Il n’y a pas à dire, le matériel est vraiment réussi. Un tapis en néoprène pour le plateau central, toutes les cartes sont brillantes (200 cartes !), une horloge et des flammes aimantées pour s’immerger encore plus dans le manga de Masami Kurumada (le papa de saint Seiya), des tokens blessures et des chevaliers de bronze. Le tout dans une boîte bien pensée pouvant accueillir les maniaques des sleeves (protège-cartes).

Yoka de chez Tsume ayant obtenu la licence pour pouvoir utiliser l’image de Saint Seiya, les illustrations proviennent directement du manga ! Donc, pas d’illustrateurs nécessaires pour la conception de ce jeu, si ce n’est que le créateur lui-même, la classe !

Il y aura avec Saint Seiya un réel sentiment d’ascension comme dans le manga ou le chevalier en armure de bronze devient toujours de plus en plus fort jusqu’à dépasser ses propres limites. Selon le héros de départ choisi, il y aura aussi un clin d’œil sur la façon de jouer. Prenons par exemple Shiryu, ayant une capacité de base qui consiste à se blesser soi-même pour pouvoir récupérer une carte Shiryu améliorée (avec l’armure). Pour les connaisseurs du manga, Shiryu est un personnage qui n’hésite pas à souffrir, allant jusqu’à se rendre aveugle, pour dépasser ses limites, sauver ses amis et vaincre l’ennemi. Il en sera de même pour les autres personnages qui auront une capacité qui fait appel de près ou de loin à leur personnalité.

Il y a au niveau de la thématique, un élément plutôt génial concernant l’horloge qui représente le temps à disposition. Le temps s’écoule, non en fonction du nombre de tours des joueurs, mais à chaque rencontre avec un chevalier d’or ! En effet, lorsque nous « achetons » un chevalier d’or ou qu’un chevalier d’or doit être défaussé de la piste centrale, il faudra enlever une flamme de l’horloge (à commencer par le bélier et dans le sens anti horaire s’il vous plaît !), cela vous rappelle un peu quelque chose, n’est-ce pas ?

Arrêtons-nous quelques instants sur l’histoire pour bien comprendre : Nos chevaliers de bronze auront un total de 12 maisons à traverser pour rejoindre le grand Pope et tenter de sauver Athéna sinon, elle mourra. Pour cela, ils auront 12 heures pour traverser toutes les maisons des chevaliers d’or et pour se repérer dans le temps, ils auront à portée de vue la grande horloge du sanctuaire avec 12 flammes allumées. C’est une course contre la montre et dans chaque maison il y a un chevalier d’or, un gardien, qui affrontera les héros ou qui rejoindra leur cause qui est juste !

Après cette minute rattrapage, passons à la règle du jeu. Est-elle aussi facile à maîtriser que le cosmos ? Une chose est sûre, la règle est très bien illustrée avec seulement 8 pages très aérées qui expliquent bien les composants, les séquences de jeu et les règles spéciales. Petit détail qui aura tout de même son importance, la règle n’existe qu’en français ! Pas de portage, à priori, sur d’autres langues – pour l’instant – donc c’est un jeu exclusif aux personnes maîtrisant la langue de Molière (qui ce dernier n’est pas un chevalier d’Athéna). L’installation du jeu est très rapide, avec un jeu de cartes préconstruit pour chaque joueur en fonction du héros choisi, le temps de déballer le tapis pour y placer toutes les cartes restantes et placer les jetons et l’horloge à proximité du plateau, c’est fait en 2 minutes chrono.

La prise en main de Saint Seiya nécessitera un bon nombre de parties avant de bien maîtriser toutes les subtilités du jeu en raison des capacités des cartes et possibles combos. Mais qu’à cela ne tienne, le côté immédiatement immersif nous fera oublier le temps d’apprentissage avec un matériel aussi bien réussi cela ne pouvait en être autrement. En toute honnêteté, nous avons passé lors de nos premières parties qu’à nous extasier sur les cartes et leurs effets avant de réfléchir stratégiquement comment gagner la partie. Au début, ce n’est pas le cosmos, mais toute l’enfance enfouie en nous qui s’exprime. Non… pas d’autre commentaire les gens !

Selon nous, le choix du deck building comme mécanique pour Saint Seiya est judicieux. Cela représente bien le leitmotiv de la série qui consiste aux héros de s’améliorer et/ou de se surpasser pour battre plus fort que soi. On a ce sentiment de devenir plus puissant et en même temps nous avons l’horloge qui nous rappelle que nous devons faire vite et mieux. C’est indéniable qu’être un fan de la série est un réel plus sur l’appréciation du jeu. Cependant, nous avons trouvé que pour des personnes ne connaissant pas forcément le manga, Saint Seiya reste un bon point d’entrée au deck building, notamment grâce à la règle très accessible et aussi bien pour le comptage des points qui est d’une simplicité déconcertante.

Revenons aussi sur l’aspect compétitif du jeu, car cela peut paraître anodin, mais bien que nous soyons tous du côté des héros, un seul sera déclaré vainqueur ! Est-ce que cela veut dire que Saint Seiya se résume qu’à une course au point de victoire ? Pas totalement, car il y a tout de même de l’interaction entre joueurs. Il sera possible de se faire de petites crasses dans le but de freiner l’évolution chez les autres par le biais des capacités de certaines cartes. Mais pas de « baston » entre chevaliers de bronze, ce serait à l’encontre de l’esprit du manga qui tourne beaucoup autour du thème de l’amitié. Ne vous inquiétez pas, il y a potentiellement 150 cartes que vous allez pouvoir castagner à tout-va.

Ajoutons à tout cela, une très grande rejouabilité, puisque nous avons une disposition aléatoire des cartes sur la piste centrale à chaque partie. Donc, chacune d’elle sera différente et en fonction du héros de départ cela va aussi changer un peu nos habitudes. Dans Saint Seiya, un tour de jeu sera très fluide puisque nous allons simplement jouer les cartes, acheter des cartes, rejouer des cartes si possible, défausser les cartes jouées et refaire sa main, fin du tour. En résumé, le jeu est une réussite pour son côté thématique, immersif et accessible. Bien que la mécanique du jeu soit très répandue dans le monde ludique, rappelons que celle-ci colle parfaitement à l’esprit du manga et c’est ce qu’il nous fallait ! Nous irons même à dire que beaucoup en ont rêvé d’avoir un jeu de société sur le thème des Chevaliers du Zodiaque (titre officiel de l’adaptation française de « l’anime ») et Yoka l’a fait avec beaucoup de passion, cela se ressent. Seul l’avenir nous dira si des extensions sur la suite des aventures de Saint Seiya voient le jour, mais ayant directement posé la question à monsieur Nicolas Badoux, nous avons senti son cosmos briller de mille feux, histoire de nous faire comprendre que cela est clairement un objectif au sein de l’équipe de Yoka.

En attendant que vous puissiez vous aussi avoir « une force surhumaine, pouvant d’un revers de main entrouvrir le sol et détruire des montagnes ! » et bien entendu sentir votre cosmos, à vos armures et forgez-vous votre avis sur Saint Seiya : Deck Building qui sera disponible très prochainement (courant septembre 2018).

La règle du jeu en français
Tsume Art !
La fiche du jeu sur le site de Yoka by Tsume

Rédacteur de l’article : Eric

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