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Zombicide : Night of the Living Dead (La Nuit des Morts-Vivants), effrayant mais savoureux !

par jeudeclick
Publié : Dernière mise à jour le 581 vues 20 minutes de lecture

« Les dernières lueurs du jour sont déjà un lointain souvenir. Le cœur de Barbara palpite et bat la chamade. Très fortement. Tant bien que mal et complètement affolée, elle reprend péniblement son souffle avant de s’engager dans l’escalier. L’accès est sombre. Mal éclairé. Arrivée au milieu de la rampe, une marche crisse. Barbara tressaute et manque de peu de s’évanouir. Prenant son courage à deux mains, elle termine son ascension. A l’étage, il fait toujours très sombre. Les lieux sont littéralement plongés dans la pénombre. Un vieux tourne-disque grésillant joue du Charles Brown sur un rythme de blues très lent. La musique apaise les cœurs mais pas celui de la jeune femme. Elle ferme doucement la porte de la chambre où elle s’est engagée. Lâche la poignée après quelques instants et commence doucement à se sentir davantage en sécurité. A peine retournée, elle découvre deux yeux qui la fixent dans la nuit. Le hurlement sera strident mais relativement bref. Bouche grande ouverte, un homme saute sur elle et commence vigoureusement à grignoter des lambeaux de chair de Barbara. La fin a été brutale. Sanglante. Inexpliquée… »

Directement inspiré du film du même nom, « Night of the Living Dead » (La Nuit des Morts-Vivants) connaît un portage sur plateau avec un opus qui ne manque assurément pas de sang frais. Sous l’impulsion de CMON pour l’édition anglaise, les frenchys de Funforge marquent leur fin d’année 2020 avec la localisation de ce jeu coopératif estampillé « Zombicide ».

En matière de jeu « ameritrash », on ne présente plus la gamme des Zombicide. Un thème pas souvent joyeux, du scénario en livret, une coopération entre les joueurs et des ennemis à dégommer par dizaines ! La recette a fait ses preuves avec de nombreux titres exploitant la franchise. Il y en a vraiment pour tous les goûts. Mais quand Zombicide rencontre une licence d’horreur ayant fait les belles heures des salles obscures des années soixante, qu’est-ce que cela pourrait donner ?

Un p’tit brin d’histoire

Impossible donc d’évoquer ce nouvel opus sans ouvrir une brève parenthèse consacrée au film éponyme. Puisque évidemment « Night of the Living Dead » est avant tout une œuvre cinématographique, réalisée en 1968 par George Romero. Réalisateur américain, décédé il y a trois ans, l’homme a marqué le grand écran avec ce titre devenu le précurseur des zombies au cinéma. Une véritable référence du film d’horreur. A l’époque, ce film d’un peu plus d’une heure et demi, a été présenté en noir et blanc, avant d’être repris et revisité au début des années 90.

Histoire de vous planter rapidement le décor, nous sommes en Pennsylvanie, dans l’est des Etats-Unis. Barbara et son frère Johnny s’en vont fleurir la tombe de leur paternel. Mais Johnny se souvient de cette époque où il était enfant et où il s’amusait à effrayer sa sœur en lui répétant « Ils viennent te chercher, Barbara. Ahahah ! » Quand la nuit tombe, un homme étrange apparaît et attaque Johnny, qui tombe et est laissé pour mort. Terrorisée, Barbara se réfugie dans une maison de campagne où elle y rencontre Ben. Ainsi que d’autres fugitifs. Très vite, la radio leur apprend que dans tout le pays, des morts s’attaquent aux vivants. Et forcément, toute cette petite équipe ne vont pas y couper; si vous nous permettez cette expression…

Mon sang n’a fait qu’un tour

Mais revenons à nos moutons, ou plutôt à notre jeu de plateau. Décembre 2019, CMON fait chauffer les serveurs de Kickstarter en finançant « Night of the Living Dead: A Zombicide Game ». Quelques 6’300 contributeurs embarquent – volontairement avec horreur – dans ce projet qui réellement aura su les passionner et les convaincre. Parce que c’est bien connu, les grands classiques ne meurent jamais ! Et à présent, il est temps de nous intéresser à la version française de ce jeu qui s’apprête à squatter les étales de nos boutiques préférées.

Prévu pour un à six survivants, les joueurs œuvrent de concert dans des parties scénarisées d’une durée de soixante minutes, accessibles à partir de quatorze ans. Aux manettes, pas moins de trois auteurs. Raphaël Guiton qui a déjà marqué de son empreinte de nombreux titres tels que Massive Darkness, Hate ou d’autres Zombicide. Jean-Baptiste Lullien suit le même parcours mais avec quelques opus en plus. Et pour Nicolas Raoult, on prend les mêmes et en recommence. Un trio qui connaît donc fort bien le sujet !

Ainsi, dans le jeu Night of the Living Dead, vous incarnez les survivants du film. Un ou plusieurs, c’est à vous de décider. Au gré des scénarios sélectionnés, ou plus communément appelées des « scènes », vous chercherez à survivre à l’assaut des morts-vivants contrôlés par le jeu. Chaque scène comporte ses propres objectifs de victoire et plus la nuit avance et plus les ennemis seront nombreux. Grâce aux fiches des personnages, vous passerez d’un mode de jeu à l’autre, soit en revivant les scènes du film, soit en jouant au mode Zombicide. Dans les deux cas, vous utiliserez tout ce qui vous tombe sous la main pour répondre au carnage et sauver vos vies. Mais la meilleure arme pourrait s’avérer être la coopération entre les différents protagonistes ! Avec seulement trois actions possibles par tour, il faudra effectuer les bons choix ! Vous vous en sentez capable ?

Adrénaline au maximum, embarquons ensemble pour un résumé de la règle du jeu…

D’un mode à l’autre; d’un monde à l’autre

Cette fois ça y est ! Vous êtes dans la peau des survivants du film Night of the Living Dead. Dans chaque partie, vous seul ou votre groupe de joueurs, incarnez les six survivants. Ils sont répartis entre les joueurs et ces six personnages forment une seule équipe qui gagnera ou perdra ensemble. Vous commencez par choisir un scénario – une scène – et vous mettez en place l’aire de jeu selon les indications fournies. La scène, tirée du film, fixe les conditions de victoire et de défaite mais si un des survivants de départ est tué, tous les joueurs perdent.

Le jeu se déroule en une succession de rounds. On débute par le tour des joueurs, puis c’est ensuite au tour des morts-vivants contrôlés par le jeu. Chaque survivant contrôlé par les joueurs peut effectuer, initialement, trois actions à son tour. Il peut se déplacer dans la scène en respectant les lignes de vue et le type de terrain, fouiller pour récupérer des équipements, ouvrir ou fermer une porte, construire, ouvrir ou fermer une barricade. A noter que ces deux dernières actions modifient le trajet des morts-vivants qui viendront vous attaquer. Mais les joueurs peuvent encore réorganiser et échanger leurs équipements, prendre ou activer un objectif, conduire une voiture pour se déplacer et écraser des morts-vivants. Et bien sûr combattre !

Les combats sont initiés en utilisant des cartes d’équipement ou équipements spéciaux, en possession des joueurs (pied de table, kérosène, machette, fusil, revolver, marteau, torche, planches etc.) . Les objets peuvent être de mêlée ou à distance et sont utilisés pour massacrer les morts-vivants. Il y a quatre types de morts-vivants dans le jeu et avec différentes valeurs de dégâts. Chaque carte est jouée contre un mort-vivant et indique si elle doit utiliser d’éventuelles munitions, la portée de l’arme, le nombre de dé à lancer, le résultat minimum à obtenir et les dégâts à infliger. Certains objets peuvent même être assemblés pour en créer de nouveaux. En tuant des ennemis, mais aussi en effectuant d’autres actions, les survivants gagnent ainsi des l’expérience et de nouvelles compétences.

Quand tous les joueurs ont effectué leurs actions, vient le tour des morts-vivants. Chacun dépense une action pour attaquer un survivant présent dans sa zone. Ou alors, un casseur qui n’a pas encore attaqué, s’en prend aux portes et aux barricades. Et finalement, les morts-vivants se déplacent en choisissant les chemins les plus courts. Avant la fin du round, une invasion de morts-vivants fait encore son entrée sur la scène, grâce à un deck de cartes prévu à cet effet. Et finalement, le premier joueur change et un nouveau tour commence. La partie prend fin selon les conditions fixées par la scène jouée.

Barbara… je te vois !

Revivre les scènes de « Night of the Living Dead »… l’idée nous a fortement intéressés. Et si le film demeure une référence cinématographique, l’épaisseur de la boîte de jeu va de paire. De sang chaud, on fait preuve de sang froid et hop, on ouvre tout cela ! Sous le couvercle, dont l’illustration nous a préalablement observés d’un regard noir à nous glacer le sang, on retrouve une sacrée quantité de matériel. 6 grandes dalles recto-verso pour composer les scènes du jeu, les fiches des personnages et leurs 6 tableaux de bord en plastique, 66 figurines, plus de 110 cartes, 25 jetons en carton, 6 dés, 60 marqueurs en plastique et un livret comprenant les règles et les dix scènes du jeu.

La qualité de la production demeure belle et bien au rendez-vous. On en avait presque aucun doute. Les cartes s’avèrent épaisses, les divers composants en plastique sont solides et bien pensés, et on ne saurait éluder les très belles finitions des figurines. Finement sculptées, les détails sont un régal, tant pour les yeux que pour les amateurs de peinture sur figurines. En effet, pour peu que vous taquiniez un peu la mise en couleur, on ne saurait trop vous conseiller de rapidement donner vie à ces quelques dizaines de centimètres de plastique qui ne demandent pas mieux. Sur le plateau, effet garanti ! Et en cours de partie, vous distinguerez plus facilement les types d’ennemis. Un matériel qui ne nous a donc pas déçus et qui invite à initier au plus vite une première partie.

Avant cela, ouvrons rapidement une parenthèse sur la thématique. Celle du jeu intimement lié au film de George Romero. Parce que finalement, on serait en droit de se demander si une œuvre cinématographique de 1968, transposée sur un jeu de plateau, serait des plus parlantes aux joueurs, quelques cinquante ans après sa sortie. Rappelons-le. D’ailleurs, on serait prêts à parier que peu d’entre-vous ont eu l’occasion de visionner l’objet du délit. Alors, faudra-t-il courir les antiquaires en quête de la VHS du film avant d’imaginer une première partie en immersion totale ? Évidemment, non. Même si quelques têtes bien pensantes vous diraient le contraire. On l’a déjà précisé, le film a été le précurseur des « zombies au cinéma ». Et c’est bien cet élément générique qu’on retrouve dans Night of the Living Dead. Cependant, les connaisseurs du film auront plaisir à retrouver les scènes cultes. Et beaucoup d’éléments directement repris du film ; un très gros travail de reproduction scénaristique a été effectué pour ce jeu. Pour les autres, cela sera de la découverte, avec principalement un excellent background en trame de fond. Surtout que les concepteurs du jeu ont gardé l’esprit initial du film; du noir/blanc, a tout le moins de vagues couleurs défraîchies, rétro à souhait, qui propose une ambiance glauque et vraiment immersive. Absolument exquis ! La patte de Romero se retrouve partout dans le jeu et cela reste incontestablement un élément très positif.

Mais avant de vous plonger à corps et à cris sur votre table de jeu faiblement éclairée, intéressons-nous au livret des règles. C’est par là que tout commence. Un document de 48 pages; cela peut faire peur. Mais les règles en elles-mêmes sont exposées sur seulement 26 pages et de façon très aérée; le reste n’est ni plus ni moins que le détail des différents scénarios que vous jouerez. Le tout, ponctué par un résumé, un index et des explications pour les modes de jeu supplémentaires. Ainsi, on retrouve des explications très claires. Les informations sont détaillées et ne suscitent aucune interrogation particulière. Les étapes et le détail des actions demeurent souvent complétées par de pertinents schémas. On ne s’y perd pas et une fois le livret compulsé, on se sent prêt à entrer dans la partie. C’est tout à fait ce qu’on attend d’un tel document.

Côté mise en place, comptez moins de dix minutes. De petites opérations très simples consistant à positionner les dalles du jeu, à brasser les cartes, mettre en place les personnages et leurs tableaux de bord respectifs. Et surtout, à se mettre dans l’ambiance en lisant le scénario choisi; cette fois, la partie peut commencer !

Pour votre première partie, vous serez attaqués de partout et vous essayerez de survivre en vous barricadant. Rien de bien exceptionnel mais de quoi prendre le jeu correctement en main. Ce qui s’avère bien appréciable. Pour nos débuts, on aurait peut-être apprécié une aide de jeu, même si le verso de la règle propose tout de même un résumé des points essentiels. Cela dit, le tour de jeu reste assez facile d’accès avec seulement trois actions à effectuer par survivant. De nombreux pictogrammes très claires et intuitifs nous guident bien dans l’utilisation des objets. En revanche, le tour des morts-vivants se complexifie un peu lors de l’approche initiale. Il y a pas mal de petits points de règle en matière de déplacements. Ainsi et sur ces aspects, on a noté quelques allers-retours inévitables à la règle. Il faut donc s’investir un chouïa mais au gré des parties tout cela devient très fluide et évident. Et si vous êtes un joueur maîtrisant déjà le système Zombicide, vous ne rencontrerez pas de difficulté avec l’approche de ce Night of the Living Dead.

Les mécanismes du jeu s’articulent autour d’un élément central : la coopération ! Voilà sans doute en grande partie la clé du succès. Tout du long de la partie, les survivants que vous incarnez devront dialoguer et se mettre d’accord pour coordonner leurs différentes actions. Si l’un s’occupe par exemple d’une groupe de casseurs, d’autres iront balancer des pieds de table dans le vilain rôdeur qui tente discrètement de se faufiler par derrière. Oui, parce que la vie est injuste ! Par ailleurs, et cela irait presque de paire avec la coopération, Night of Living Dead demandera une certaine dose d’anticipation. Vous devez planifier vos coups quelques tours à l’avance et fixer préalablement vos objectifs ; à court ou moyen terme. Et tout cela, que vous y jouiez en solo ou en multijoueurs. En outre, on note encore un fort appréciable aspect « gestion » avec les différents objets qu’il est possible de s’échanger, de réorganiser, de fabriquer et de collecter. Certains morts-vivants, comme par exemple les balèzes, impliqueront que vous fassiez monter la grosse colère, et donc il vous faudra disposer du bon objet pour espérer le vaincre. Le jeu introduit encore un système de placement/déplacement avec les personnages sur les dalles du jeu, et de la chance avec la résolution des combats via les dés. Le système Zombicide repose à notre sens sur un gameplay abouti, simple à prendre en main et qui a déjà fait ses preuves. Ainsi, ce n’est pas du tout étonnant de retrouver ici une alléchante recette d’un jeu à la mécanique parfaitement huilée. Notons encore que le système permet de façon très agréable de passer du mode Romero au mode Zombicide. Si l’un nous replonge dans les comportements des acteurs du film, l’autre permet rapidement de basculer dans un mode bien plus sanglant ; oui, comme on aime à le dire très abruptement, vous pourrez « poutrer du zombie ». Et c’est vraiment très sympa !

Maintenant que vous savez qu’il sera possible de vous délecter des mécanismes du jeu, qu’en est-il du point de vue de l’originalité ? Encore un Zombicide de plus ? Et bien oui, le jeu reste un Zombicide, ce serait absurde de le nier. D’ailleurs l’éditeur l’a même inscrit sur la boîte ! On vous taquine bien sûr… car l’originalité du jeu s’avère clairement au rendez-vous. Une originalité qui repose sur le thème et qui nous plonge incontestablement dans les scènes du film. Son ambiance, son côté rétro, toute cette parfaite retranscription sur plateau; l’ensemble se ressent fortement. Et puis, on ne saurait évoquer l’originalité sans parler de cette excellente idée de passer, en cours de partie, du mode Romero au mode Zombicide. Une idée géniale et un vrai lien, concret, qui nous fait passer du film au jeu et inversement. Une ambiance pesante mais calme en apparence, des personnages en noir/blanc; on sent bien que la situation est tendue mais plutôt calme en apparence. Puis les morts-vivants arrivent par vague. Tout s’accélère, on dégaine les gros pétoires, on élimine les hordes ennemies et on retourne nos cartes de personnages. Les protagonistes se réveillent de leur torpeur, la couleur apparaît à sang pour sang; bienvenue en mode Zombicide ! Que demander de mieux durant le jeu. Tout bonnement plaisant !

Surtout que cumulés à ce que nous avons déjà évoqué, les tours de jeu ne sont pas en reste. Avec seulement trois actions et des choix récurrents, on ne s’éternise pas. Si certaines options imprévues demandent un peu de discussion entre les joueurs, chacun connaît son rôle et rapidement, le suivant peut jouer à son tour. On retrouve donc une mécanique de jeu qui impose de la vivacité et assez peu de temps morts. Les joueurs auront plutôt tendance à échafauder leur stratégie une fois le tour terminé. Ainsi, on ne perd pas de temps et Night of Living Dead propose des parties vraiment dynamiques.

Comme dans les autres opus de la gamme, pas de problème non plus en matière de rejouabilité. Chaque scénario propose une difficulté variée qui impliquera de rejouer la scène pour parvenir à vos fins. En outre, les cartes du deck morts-vivants sont piochées aléatoirement durant la partie et façonnent à chaque fois une configuration de jeu différente. Tout comme les lancés de dés. Et l’apparition des proches permet aussi de modeler très différemment le visage d’une partie. D’ailleurs l’entrée en jeu d’un proche est vraiment très contrariante. Suivant le positionnement des joueurs, il faut se réorganiser pour se débarrasser rapidement de cet intrus dont la présence perturbe les plans de toute la bande. Finalement, pour ceux qui se poseraient la question si « seulement » dix scénarios procurent une assez grande durée de vie, qu’ils se rassurent. Vous en aurez déjà pour des dizaines d’heures de jeu, de coopération, de réflexion et de lutte acharnée. Et si après dix scénarios joués et rejoués, vous en voulez encore, rien ne empêchera finalement de créer vous-même vos propres scènes ! Un mort-vivant est plutôt créatif, alors pourquoi pas vous ?

Un petit mot encore sur l’interaction entre le joueurs. Vous l’aurez compris, comme nous sommes sur un opus de type coopératif, l’échange entre chacun sera bien présent. Indispensable même. On ne joue pas chacun de son côté. Ce ne serait qu’une défaite assurée. Par contre, il se peut qu’avec certains jeux de type « coop » un joueur de votre groupe prenne le lead et dirige la partie. On sait que certains n’apprécient pas toujours. Mais avec Night of the Living Dead, peu de chance que cela se produise. Car chaque joueur dispose d’équipements qui lui sont propres, avec une capacité d’élimination des ennemis qui varie constamment. Un seul joueur aurait donc du mal à prendre la direction des opérations. Chacun doit vraiment réfléchir à ses actions et échanger avec les autres.

Intense !

Intense ! Si nous devions résumer l’ensemble en un seul mot, ce serait assurément celui-ci. Un opus qui débute tout d’abord par le fait de se confronter à l’univers assez singulier voulu par George Romero. Mais qu’on le connaisse ou non, le travail d’édition du jeu a été tellement bien réalisé, que dans les deux cas, on se laisse embarquer. Un embarquement au pays des morts-vivants ! Et dans le jeu, on n’en manque pas; surtout que de magnifiques figurines nous mettent très rapidement dans l’ambiance. Mais globalement on devrait plutôt évoquer l’ensemble du matériel. Et tout cela contribue à une immersion et à un plaisir ludique abouti.

Pendant la partie, on discute avec les autres joueurs, on élabore sa stratégie et on essaie tant bien que mal de planifier un ou deux tours à l’avance. Mais forcément, il y a toujours une carte pour faire entrer en jeu les fameux ennemis qu’on ne souhaitait pas. Mais qu’à cela ne tienne ! On se réajuste et on repart de plus belle. A coup de pied de table ou de démonte-pneus, on casse du méchant. Souvent on y parvient mais parfois la résistance s’avère rude. Le jeu ne se laisse pas faire et nous donne bien du mal. Certaines parties restent certainement plus faciles que d’autres mais à un moment donné, on se retrouve tout de même submergé. Le plateau envahi d’ennemis ! Et c’est ça qui est bon ! Mais la richesse du gameplay demeure présente. Entre la variété des terrains, des armes, des configurations de jeu… ce Night of the Living Dead en a vraiment dans le ventre ! Surtout qu’à l’heure où nous rédigeons cet édito, nous sommes convaincus que ce titre reste le plus abouti de la franchise Zombicide en termes de sensations. Une gamme qui s’est bonifiée avec le temps et qui ne propose pas simplement une confrontation avec les ennemis présents dans le jeu. Il y en a bien plus dans cette très jolie boîte ! Surtout que si l’esprit du film a été conservé dans le jeu, les games designs n’en ont pas pour autant oublié le gameplay qui a fait le succès de la série Zombicide.

Maintenant, à vous de vous forger votre propre avis.

La règle du jeu en français
Du contenu supplémentaire disponible sur le site de CMON (en anglais)
Night of the Living Dead sur Board Game Geek
Le site de l’éditeur Funforge

Rédacteur de l’article : Léo

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