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Nidavellir, prenez place nous allons vous présenter Fafnir !

par jeudeclick
Publié : Dernière mise à jour le 392 vues 11 minutes de lecture

Le Dragon Fafnir s’est réveillé et menace de s’attaquer au Royaume des Nains… Nidavellir. Le Roi est particulièrement inquiet et demande aux plus vénérables Elvalands de former au plus vite une armée de héros et d’héroïnes la plus prestigieuse pour venir à bout de ce dangereux Dragon. Sans plus attendre, vous partez à travers le Royaume pour dénicher vos combattants et former votre bataillon. Rien ne vaut plus que les tavernes du Gobelin Rieur, du Dragon Dansant et du Cheval Fringuant pour trouver de valeureux guerriers. Malheureusement, d’autres sont également à la recherche de combattants pour pouvoir se débarrasser de Fafnir et recevoir les faveurs du Roi. C’est une occasion à ne pas manquer et vous vous dépêchez de recruter votre armée. Cependant, le recrutement et la concurrence seront rudes, il va falloir bien négocier pour convaincre un guerrier de vous suivre. En d’autres termes, il faudra le payer en conséquence. Serez-vous assez convaincant pour recruter la crème de la crème ?

Nidavellir est un jeu de Grrre Games sorti le 10 janvier 2020, créé par Serge Laget et illustré par Jean-Marie Minguez. Le jeu est prévu pour 2 à 5 nains de 10 ans et plus, pour une durée d’environ 45 minutes. Dans cet opus, vous devrez recruter votre armée de nains et engager un maximum de bravoure (points de victoire) pour être déclaré le vainqueur.

Pour cela, Nidavellir va regrouper des mécaniques de mises (de vos pièces d’or) entre les adversaires, de collection de cartes avec un aspect important sur la majorité et d’un « coin » building pour vous faciliter le recrutement de vos guerriers nains. Cet aspect « coin » building est particulièrement mis en avant et de manière intelligente pour améliorer astucieusement les pièces d’or. Vous aurez 2 âges à jouer avant de faire le décompte de bravoure de votre armée et de désigner un grand gagnant. Le nombre de tour sera déterminé par le nombre de joueurs mais l’équilibre du jeu est, à notre sens, bien calibré pour procurer du plaisir à jouer peu importe la configuration du nombre de joueurs. On vous en dit un peu plus sur comment se déroule un tour de jeu de ce pas.

Fafnir ? Une menace ? Nain-porte quoi !

Dans Nidavellir, vous allez avoir un plateau de joueurs qui vous permettra de placer toutes vos recrues à côté, de sorte d’avoir un suivi de votre effectif et surtout de classer les différentes catégories de vos guerriers. Il est important de savoir que vous pourrez recruter jusqu’à 5 catégories de guerriers nains différentes : Forgeron-ne – Chasseur-euse – Explorateur-trice – Mineur-euse – Guerrier-ère. Chacune de ces catégories dispose de sa façon de récolter de la Bravoure en fin de partie.

Lors de votre tour de jeu, vous allez (avec vos pièces d’or de départ) miser face cachée sur votre plateau de joueur ou seront représentées les 3 différentes tavernes (c’est dans les tavernes que le recrutement a lieu). Une fois que tout le monde a misé sa pièce, on révèlera en même temps la pièce misée pour la première taverne et le joueur qui aura misé la plus grande valeur de pièce aura le privilège de choisir en premier parmi les nains disponibles (le nombre de nains disponibles sera déterminé en fonction du nombre de joueurs). Si par hasard, nous avons une égalité, chaque joueur aura reçu au préalable une Gemme d’initiative (numérotée), qui départagera les éventuelles égalités. Si ce cas de figure se présente, les 2 joueurs concernés par l’égalité devront échanger leur Gemme d’initiative avant de passer à la taverne suivante, pour que l’initiative puisse tourner. Ce processus sera répété à la seconde taverne, puis à la dernière taverne et le tour est joué. Nous répétons le processus jusqu’à finir le paquet de carte de l’âge 1.

Nous allons nous arrêter là pour expliquer le côté « coin » building avant de passer à la phase de transition pour l’âge 2. En effet, cette mécanique est très intéressante et donne une saveur exquise au jeu. Tout d’abord, sachez que vous commencez avec 5 pièces d’or de valeur 0-2-3-4-5. Sur votre plateau de joueur vous allez miser 3 pièces (1 par taverne) et mettre les 2 autres pièces non-utilisées sur l’emplacement de votre plateau prévu à cet effet (à savoir, en dessous de votre plateau). La pièce 0 est une pièce spéciale, car elle vous permet (quand vous l’utiliser lors d’une mise sur une taverne) de transformer une pièce non-utilisée en additionnant les 2 pièces correspondantes et en défaussant la pièce de valeur la plus élevée.

Mais revenons à la fin de notre phase 1 qui se dotera d’un entracte mettant en exergue l’aspect « majorité » de vos nains, juste avant de faire notre passage à l’âge 2. Pour chaque catégorie de nain, nous allons passer en revue chaque joueur afin de savoir qui en possède la majorité. Cela va permettre de gagner des distinctions de la part du Roi qui donneront un bonus non négligeable. Nous ne rentrerons pas dans les détails concernant ces distinctions, mais il faut avoir à l’esprit qu’elle booste énormément votre jeu !

L’âge 2 se déroule exactement comme pour l’âge 1 sauf qu’à la fin du paquet de cartes, il y aura un décompte de point de bravoure pour déterminer le gagnant. Nous profitons pour parler quelques lignes sur l’aspect « collection » qui sera présent tout au long de la partie (âge 1 et âge 2) et qui vous permettra d’améliorer votre armée. Pour faire simple, à chaque fois que vous complétez une ligne de collection de 5 nains (1 de chaque catégorie !), vous aurez le choix de piocher une super méga carte badass de héros nain ! Une vingtaine de super héros seront disponibles à chaque partie de Nidavellir. Il y aura parmi ces cartes super héros, des héros neutres (qui seront placés à côté de votre plateau) et des supers héros spécifiques aux catégories existantes (qui seront placés dans votre armée dans la bonne colonne selon la catégorie idoine). Ces cartes auront également pour effet de grossir vos récoltes de points de Bravoure en fin de partie. En résumé, vous allez concocter une vraie salade de points et espérer en avoir plus que les autres pour gagner !

Rendez-vous à la taverne

Parlons du matos. En un mot : Top ! Du bon carton pour les jetons et le plateau des joueurs. Une petite estrade à monter pour y stocker les pièces d’or de grandes valeurs. 4 rails en plastique pour y entreposer à la verticale les cartes distinctions et super héros. Plus d’une centaine de cartes d’excellente facture et « sleevables » avec du 54×80 (pour les inconditionnels des protège-cartes). Le seul petit hic serait le manque d’un thermoformage mais cela s’explique avec le contenu du jeu qui remplit déjà bien allègrement la boîte. Nous ne voyons pas comment y intégrer un thermoformage, surtout après le montage de l’estrade qui tient très bien dans la boîte sans avoir à le démonter à chaque rangement.

Concernant la direction artistique, Jean-Marie Minguez nous en met plein la figure avec des dessins superbement réalisés, avec un teint plutôt sombre mais qui contraste très bien avec quelques couleurs présentes dans Nidavellir. C’est un style qui nous plaît et qui correspond à la perfection au thème du jeu. Nous tirons notre chapeau pour le travail de Jean-Mi !

La règle du jeu est claire, bien écrite, bien illustrée et surtout bien détaillée. 25 pages très aérées pour bien expliquer toutes les composantes du jeu. La mise en place expliquée dans la règle nous permet de préparer le tout en 9 étapes et nous donne la possibilité de rentrer très vite dans le vif du sujet.

La prise en main est déconcertante, malgré la multitude de stratégies dans Nidavellir. On apprend comment y jouer très facilement et la mécanique est rapidement assimilée. Pour ce qui est de la tactique, elle est très variée, donc ce sera un plaisir d’y rejouer et d’essayer quelque chose de différent à chaque partie suivante. Nous avons vraiment senti ce feeling de « reviens-y » et c’est un vrai bonheur.

Comme la mécanique fonctionne excellemment bien et qu’elle est facilement maitrisable, les tours de jeu seront fluides et tendus à la fois. Malgré que l’interaction dans Nidavellir n’est pas le point fort, la bataille pour être le premier à se servir dans les tavernes et à récupérer la recrue de son choix apportera un certain sentiment de tension qui nous tient en haleine tout le long de la partie comme lorsque nous jouons à un jeu de poker (on espère, on exulte, on déchante, on rage, on se gausse de nos adversaires, etc…). En somme, c’est une ambiance géniale pour y jouer avec des joueurs confirmés ou non !

Ce qui nous a également plu dans Nidavellir est le sentiment d’être tout aussi bien équilibré pour jouer de deux à cinq joueurs ! C’est avec un plaisir non dissimulé que nous désirons mettre en avant cet aspect du jeu et nous espérons que vous partagerez ce même sentiment une fois que vous l’aurez essayé et adopté.

Vous aurez vite compris que nous avons été conquis par Nidavellir, tant par sa simplicité que par sa profondeur tactique et stratégique. Une direction artistique bien choisie et un matériel digne de son rang. Une petite perle ludique que nous avons eu la bonne surprise de découvrir et si vous n’avez pas encore eu la chance de vous frotter à Fafnir, nous vous le recommandons chaleureusement, mais n’y allez pas seul, un dragon reste un dragon ! Qu’attendez-vous ? Courrez !

Maintenant, à vous de vous forger votre propre avis.

La règle du jeu en français
Nidavellir sur Board Game Geek
Le site de l’éditeur Grrre Games

Rédacteur de l’article : Eric

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