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Les coups de cœur de la rédaction : Mars 2019

par jeudeclick

Alors qu’à l’extérieur la nature commence tout doucement à renaître, le vrai pousseur de pion préfère le néon d’un petit local sombre et humide pour s’adonner à sa passion préférée ! Bon d’accord, on exagère. Oui, parce que tout le monde sait que l’humidité fait gondoler les plateaux de jeux et que… enfin, bref ! Nous voici donc de retour pour une nouvelle sélection de nos coups de cœur du moment !

Dans notre sélection de mars 2019, vous retrouverez une majorité de nouveautés. Il n’y a pas que des sorties de ces dernières semaines, mais un bon panel de nouveaux titres. N’allez pas croire que l’intérêt d’un jeu se concentre uniquement sur ces nouveautés du moment. Mais avec le FIJ qui est organisé toutes les années en février, le début d’année est souvent source de nouvelles parutions éditoriales.

Sans plus attendre, on vous laisse découvrir ce qui a marqué les 31 jours de notre équipe rédactionnelle.

Wingspan

Coup de cœur de Patrick
Avant le FIJ, j’étais presque certain que je reviendrais de mes pérégrinations cannoises avec mon coup de cœur en poche… Et c’est exactement ce qui est arrivé ! Un coup de cœur bien massif comme je les aime ! Wingspan est un jeu de dés, de gestion de mains et de collection de cartes conçu par Elizabeth Hargrave, illustré par un trio composé d’Ana Maria Martinez Jaramillo, Natalia Rojas et Beth Sobel et orchestré par ce talentueux bougre de Jamey Stegmaier. Sous nos latitudes, le jeu est localisé et distribué par Matagot. Comme au début du mois de janvier 2019, j’avais déjà rédigé un article pour présenter le jeu, je vous encourage à y jeter un œil si, d’aventure, vous souhaitiez en savoir un peu plus à son sujet. Je vais dès lors tenter de vous expliquer en quelques mots les raisons qui ont motivé ce coup de cœur. Commençons par le fait que Wingspan est un jeu magnifique, aussi bien au niveau matériel que des illustrations. C’est beau, très beau et qui plus est didactique. Bien qu’étant un jeu classé expert, les règles s’expliquent en une quinzaine de minutes et bien que l’on puisse se sentir un peu perdu en début de partie, quelques tours suffisent pour se mettre dans le bain. Toute la magie du jeu repose sur un savant mélange de combinaisons de cartes, d’actions et des effets qui en résultent. L’interaction entre joueurs et très forte et le rythme et la tension exponentielle tout au long des 4 manches que composent une partie du fait notamment de la réduction aussi brillante qu’astucieuse du nombre d’actions possibles par joueur. En trois mots : un Must-Have !

Greenville 1989

Coup de cœur d’Éric
Bienvenu dans la ville de Greenville, où rien ne va plus ! Un jeu narratif et coopératif où vous allez incarner un groupe d’ados ayant été séparé par un phénomène paranormal. Et vous vous rendez compte que vous arrivez à communiquer entre vous par télépathie. Le but étant de tous se retrouver ensemble et pour cela, vous allez devoir gagner des cartes représentant un lieu dans Greenville. Il vous faudra décrire votre emplacement actuel et déclarer une intention/action à partir de ce lieu. Une fois que tout le monde a raconté son histoire, celui qui a le jeton premier joueur fera le Guide et ne pourra plus communiquer avec le reste de la bande jusqu’au prochain tour. Le guide aura pour mission de révéler de nouvelles cartes (donc de nouveaux lieux) et devra associer le jeton d’un joueur sur un lieu en fonction de l’intention que ce dernier a raconté ! Il fera de même pour tout le reste de la bande. Une fois cela effectué, les joueurs vont devoir coopérer (sauf le guide) et devront associer leur jeton sur une carte lieu pour essayer de faire correspondre l’association faite par le guide. Donc il y aura beaucoup d’interprétation et donc beaucoup de discussion entre les joueurs. C’est un jeu avec des illustrations époustouflantes, si vous aimez l’immersion et aimez raconter des histoires, ce jeu est fait pour vous. On s’invente ses propres péripéties et on discute pour pouvoir gagner contre le jeu. J’insiste sur les illustrations, mais elles sont également bourrées de clin d’œil filmographiques et autres univers SF. C’est tout simplement à couper le souffle ! Une expérience de jeu génialissime avec à chaque partie une nouvelle histoire à raconter, voilà ce que vous propose Greenville 1989, allez donc l’essayer, mais ne perdez pas votre chemin !

Jurassic Snack

Coup de cœur de Anne
Mon coup de cœur s’est porté sur un jeu de Bruno Cathala conçu pour seulement 2 joueurs. Dans Jurassic Snack, nous sommes de jeunes diplodocus gourmands qui raffolons des succulentes feuilles poussant dans la prairie. A son tour, chaque joueur effectue deux actions. Il déplace soit un de ses dinosaures soit un T-Rex (s’il y en a un sur le plateau). Un dinosaure se déplace exclusivement de manière orthogonale. Il s’arrête dès qu’il arrive sur un jeton herbe et applique immédiatement son effet. Il ne peut pas s’arrêter sur une case où se trouve un autre dinosaure. Sur les jetons feuilles, on pourra soit donner naissance à un nouveau dino, faire entrer en jeu un des 2 T-Rex, regarder des jetons en secret, déplacer des dinos ou encore récolter des herbes rapportant plus de points. Pour gagner la partie, il faudra réussir à manger davantage de feuilles que le joueur adverse, tout en échappant aux griffes des terribles T-Rex.  J’ai bien aimé ce petit opus car les règles sont simples. Il il y a une touche de hasard, un peu de stratégie et les parties sont courtes. Nos chères petites têtes blondes – mais les plus grands également – sont vite séduites par les jolies figurines et les illustrations des jetons et des plateaux de jeu et on systématiquement envie d’y rejouer.

Le réveil de Fenris

Coup de cœur de Marc
La claque du mois pour moi ! Le réveil de Fenris, c’est la 3ème extension du jeu Scythe, phénoménal succès de Jamey Stegmaier. Cette extension aux dimensions et au prix d’un gros jeu apporte 11 éléments modulaires et un mode campagne non legacy en 8 épisodes. Je ne m’étendrai pas sur le gameplay car je n’ai que 2 épisodes de campagne à mon actif… c’est trop peu pour juger du nouvel équilibrage du jeu et de son intérêt mécanique. Si au terme de la campagne, je n’ai pas de déception sur ces points-là, promis, le Réveil de Fenris fera l’objet d’un article complet ! La claque vient du volet narratif et immersif. Jacub Rozalski, l’illustrateur, a créé un univers graphique captivant qui a sans doute participé au succès du jeu de base. Avec cette extension, Jamey Stegmaier et Ryan Lopez Devinaspre nous permettent d’entrer à pieds joints dans cet univers fascinant, et si vous cherchez l’immersion dans un jeu, la seule lecture des 6 pages contextuelles, au style narratif très maîtrisé, devrait vous faire dresser les poils des avants-bras. Pour faire monter un peu plus la pression, le matériel supplémentaire est rangé dans des boîtes opaques à n’ouvrir et découvrir que lorsque la campagne le demandera. En ce qui me concerne, jamais je n’étais entré si profondément dans l’univers d’un jeu de plateau.

The Rise of Queensdale

Coup de cœur de Sylvain
Ce mois-ci fut un mois riche en découvertes et même en termes de coup de cœur. Ce fut d’ailleurs difficile de me décider, mais mon choix final se porte sur The Rise of Queensdale des époux Brand (auteurs de descendance entre autres). Initialement prévu pour être traduit en français il ne le sera pas et c’est dommage car ce jeu de type Legacy est vraiment riche en termes de narration. Mais ce n’est pas grave car si comme moi vous aimez les Legacy, les jeux de pose d’ouvrier et de gestion de ressources vous serez servis par The Rise of Queensdale. Une campagne est longue, il faudra prévoir un certain nombre d’heures de jeu afin d’en venir à bout. Pour 4 joueurs, une campagne peut durer 33 parties. Le but étant de gagner une 9ème manche. A chaque partie, vous tenterez d’atteindre un objectif de plus en plus haut selon votre avancée. Ce qui me plaît vraiment en plus des atouts énoncés c’est l’équilibre dans le jeu. Que l’on doive atteindre 10 points ou 29 points pour la victoire lors de la partie, on est constamment dans la course avec les autres joueurs. Les avantages compensant le fait d’être un peu en retard sont également bien équilibrés et permettent de tenir la route. En tout cas un excellent jeu encore une fois qui apporte beaucoup de plaisir ! Bon c’est pas tout ça mais j’ai du retard à rattraper sur ma campagne !

La Vallée des Marchands

Coup de cœur de Léo
Envie de faire des affaires ? Cela tombe bien, nous aussi ! Dans la Vallée des Marchands, nous essayons de construire le plus bel étal pour être admis dans la ligue des commerçants extraordinaires. Rien que ça ! Il s’agit d’un deck building pour deux à quatre joueurs et pour des parties d’environ 45 minutes édité chez Bragelonne. A chaque tour, il est possible d’acheter des objets au marché, d’utiliser les effets de nos cartes ou de construire notre étal. Construire notre étal est essentiel car le premier qui parvient à aligner devant lui des étals de valeur une à huit remporte la partie. En plus d’être visuellement très réussi, le titre se prend en main facilement et le tour de jeu ne comprend qu’une seule action à effectuer par joueur. Autant dire qu’il va y avoir de la vivacité et peu d’attente entre les tours ! Avec les mécanismes classiques d’un deck building, l’auteur a su marier le concept d’un jeu de course qui s’accélère frénétiquement vers la fin de la partie. En outre, même si on n’effectue qu’une action par tour, les effets de certaines cartes permettent de puissants combos avec des enchaînements redoutables. Un jeu original et travaillé qui a su utiliser de manière intelligente le principe du deck building. En y ajoutant aussi le piment d’une course, mêlé à des effets, qui en font finalement un petit concentré de plaisir ludique ! L’expérience de jeu est vraiment rafraîchissante. C’est top ! (NDLR : On vous en parle la semaine prochaine dans un article rédactionnel complet)

Galérapagos

Coup de cœur de Léa
Coup de cœur du mois pour Galérapagos ! Édité en 2017 par Gigamic, ce jeu n’est plus vraiment une nouveauté mais fut pourtant une découverte plus qu’agréable de ce mois de mars. Situé dans la lignée des jeux classant vos amis comme « celui qui sera mon allié mais pas trop longtemps » ou « celui auquel je n’adresserai plus la parole pendant 3 jours » en passant par « toi tu ne paies rien pour attendre mon coco… », Galérapagos fait partie des semi-coopératifs, dans lesquels si tout le monde s’en sort, c’est bien, si vous vous en sortez, c’est mieux ! Bloqué sur une île déserte, votre groupe d’aventuriers va devoir fabriquer autant de radeaux que de personnes pour s’échapper, tout en veillant aux réserves d’eau et de nourriture. Si celles-ci tombent à zéro, vous allez devoir choisir qui sera abandon… fera le sacrifice de sa personne, pour que les autres survivent une journée de plus. Pour cela, n’hésitez pas à vous aider des objets trouvés au hasard de l’île : bouteille d’eau (les gens vous aimeront soudainement beaucoup), nourriture, ticket de loterie (oui oui, c’est absolument inutile) ou encore pistolet (là les gens ne vous aimeront plus du tout, mais au moins vous protégerez vos arrières). Ceux-ci peuvent modifier rapidement l’issue d’une partie. Un petit jeu parfait pour une pause printanière entre amis… ou ennemis !

One Deck Dungeon, La Forêt des Ombres

Coup de cœur de Vincent
Il arrive qu’un jeu provoque des sentiments partagés en vous, sans y avoir jouer. Et c’est ce qu’il s’est passé avec one deck dungeon. Envie d’y jouer mais en même temps j’étais freiné par la peur d’être déçu. Et puis vint La Forêt des Ombres qui se trouve également être un stand alone. Et là… le coup de cœur ! Une petite boîte mais quelle boîte. Des cartes, des dés et vous voilà partis à la conquête du donjon. Si simple que ça ? En terme de mise en place oui. Vous choisissez votre personnage, le donjon que vous voulez explorer et voilà, à vous de partir à l’aventure. Seul ou en duo pour une partie de 30 minutes maximum vous combattrez des monstres pour tenter de récupérer du loot ou des capacités pour vaincre le boss final. Mais ne vous y fiez pas, le jeu est plus dur que ce qu’il n’y paraît mais ça je vous laisse le découvrir. Enfin, le gros avantage qui a fini de me convaincre est le mode campagne qui vous permet de rendre votre personnage plus fort de parties en parties et vous donne le sentiment d’être dans un jeu de rôle. D’ailleurs je vous laisse, j’ai un donjon à explorer.

L’Ile au Trésor

Coup de cœur de Laurent
Mon coup de cœur de ce mois-ci sera pour le jeu L’Ile au Trésor de Marc Paquien édité chez Matagot, avec une édition sublime, il faut le souligner. Ce jeu fut nominé cette année à l’As d’Or du FIJ 2019. Il s’agit tout d’abord d’un jeu assez déconcertant par sa mise en place et son matériel. On y découvre tout un tas de choses surprenantes comme des paravents, des gabarits, des compas, des cartes individuelles et des feutres. Le plateau de jeu, représentant une île vue de dessus, est absolument magnifique et on va dessiner directement sur la carte (mais ça s’efface heureusement) selon les indices donnés par le joueur incarnant Long John Silver. Ce jeu asymétrique, de guessing, bluff, déduction, calculs, choix cruciaux est finalement hyper immersif et relativement rapide. Et on ressent vraiment pour la première fois dans un jeu ce qu’est une vraie recherche de trésor grâce au matériel et à la mécanique qui mettent dans cette ambiance si particulière de chasse. Une bien belle réussite pour ce jeu thématique, aux graphismes immersifs, et très original dans sa manière d’aborder la recherche du trésor. Cette dualité exquise entre les chercheurs et le propriétaire du butin, émaillé de rebondissements rendra le dénouement totalement imprévisible et passionnant.

Et c’est ainsi que se termine cette sélection. On vous donne d’ores et déjà rendez-vous à fin avril pour un nouvel échantillon de pépites ludiques ! D’ici-là, n’oubliez pas de vous amuser avec vos jeux; c’est l’essentiel !

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