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Kompromat, jouer n’est pas tuer… ou est-ce plutôt l’inverse ?

par jeudeclick
Publié : Dernière mise à jour le 385 vues 7 minutes de lecture
Kompromat, jouer n’est pas tuer… ou est-ce plutôt l’inverse

Dans la grande série des jeux estampillés blancs et rouges – comprenez par là, de l’éditeur Helvetiq – voici Kompromat. Après Omerta et Captain Bluff (dans le même gamme), vous prendrez des risques pour devenir l’espion le plus efficace et le plus insaisissable au monde ! Oui, rien que cela…

Au dernier semestre 2020, Helvetiq a lancé, plutôt discrètement, un petit jeu de cartes pour grands espions. Dans ce titre d’Adam Porter et Rob Fishe, les deux joueurs auxquels cet opus se destine, useront de toutes leur stratégie dans des parties d’environ trente minutes. Accessible à partir de huit ans, Kompromat ne manquera pas de faire appel à votre réflexion. Il faut dire que l’éditeur nous habitue depuis quelques années à deux types de jeux. Soit des jeux d’ambiance axés famille. Soit des jeux plus stratégiques mais à la portée du plus grand nombre. Kompromat exploite assurément cette deuxième catégorie !

Ainsi, dans Kompromat, vous endossez le rôle d’un espion. En six manches, vous complétez des missions pour collecter des capacités spéciales et vous affrontez votre rival tout en essayant de rester sous couverture. Basé sur le système du blackjack, le jeu fait s’affronter les deux protagonistes sur des missions communes. Chacun joue des cartes de chaque côté de la mission et le plus gros score l’emporte. En essayant bien sûr de ne jamais dépasser 21, au risque de récolter des jetons de notoriété. Et si un peu de célébrité fait du bien, trop peut tuer une carrière et vous faire perdre la partie.

Mais avant tout, vous avez rendez-vous avec « Q » pour un petit briefing des règles du jeu…

Le monde ne vous suffit pas ?

Une rumeur court selon laquelle des informations compromettantes circulent sur une personnalité publique. Sur le terrain, deux agents secrets s’affrontent, l’un pour faire disparaître ces informations, et l’autre pour les propager. Concrètement, chaque joueur reçoit un deck de 14 cartes. Les deux decks sont asymétriques et sont composés de cartes Équipement, numérotées de 0.5 à 11. Au centre de la table, 29 cartes mission sont placées face cachée. Les quatre premières sont placées face visible et la partie peut commencer. Les deux joueurs s’affrontent pour remporter ces cartes.

Le premier joueur retourne la première carte de son deck personnel. Il la place face visible à côté d’une des quatre missions situées au centre de la table. Le joueur décide ensuite de continuer à piocher autant de cartes équipement qu’il le souhaite. Il regarde la nouvelle carte piochée mais la place face cachée devant la carte de mission. Le but consiste à s’approcher au plus près du total de 21. Sans le dépasser. Puis, c’est à l’autre joueur de pratiquer de la même façon. Cette séquence de jeu est répétée jusqu’à ce que les deux joueurs se soient occupés des quatre missions. Alors, les cartes sont révélées et les totaux sont comparés pour chaque mission. La somme la plus haute l’emporte et la carte mission ainsi gagnée entre en possession du joueur vainqueur.

Chaque carte mission offre des points de victoire et parfois, des effets par le biais des cartes outils. Ces effets peuvent être déclenchés pendant le jeu. Par ailleurs, pour marquer certains points de victoire, les cartes mission doivent être réunies en collections. Le jeu se poursuit ainsi de suite et la fin des six tours, on détermine le gagnant. A noter que le jeu permet aussi de gagner des jetons de notoriété. Chaque jeton vaut 1 point de victoire à la fin du jeu mais si un joueur cumule 9 points de notoriété, il perd immédiatement la partie.

Rien que pour vos yeux… et pour votre table de jeu

Les jeux Helvetiq ont toujours le don de nous titiller. Des mécanismes rapidement assimilables et généralement bien travaillés. On aime cela ! Mais si vous nous lisez de temps à autre, vous le savez déjà, car on parle régulièrement des titres présents au catalogue de cet éditeur. Et Kompromat a clairement suscité notre intérêt.

Visuellement, le parti pris se veut plutôt osé. Pour ne pas dire culotté. De grands aplats de couleurs, des tons anthracite, orange et bleu sur toutes les cartes… sans oublier une typographie contemporaine et design. Honnêtement, nous on adore ! La direction artistique aura eu le mérite de jouer la carte de l’originalité et le jeu s’en trouve des plus atypiques.

S’ajoute à cela une règle vite lue et vite prise en main. Une partie de découverte pour bien comprendre les tenants et les aboutissants, et vous voilà plongés au cœur de l’action. Au cœur de votre première mission en tant qu’espion ! On notera au passage que si vous avez déjà pratiqué le jeu « Kenjin », vous ne devriez pas trop avoir de mal à maîtriser Kompromat. Le système se ressemble en ce qui concerne la pose des cartes et les effets des tuiles/cartes gagnées. Idem pour les férus de casino puisqu’on retrouve bien une partie du jeu du blackjack avec le principe de pioche de cartes pour s’approcher au mieux du 21.

Ainsi, il s’agit de mécanismes de stop ou encore et de collection qu’on retrouve au cœur de ce jeu de cartes. S’ajoute à cela, une petite gestion d’effets (comparable à une forme de gestion de ressources) et bien sûr, une part de chance dans le tirage aléatoire des cartes. On ne saurait éluder cet aspect « hasard ». Cela dit, il ne nous a pas du tout dérangé car même si on devait, par mégarde, dépasser le total de 21, il y a toujours la possibilité d’essayer de bluffer son adversaire. Encore un mécanisme du jeu pouvant être utilisé. Mais attention, un bon espion sait en user et non en abuser.

Quoi qu’il en soit, l’ensemble fonctionne bien et les parties s’avèrent très fluides. La réflexion berce le jeu de bout en bout. Les différents effets doivent être utilisés au bon moment et offrent des avantages certains. Tantôt plongé dans notre stratégie, puis essayant de bluffer l’autre et finalement ronchonnant pour une carte mission qui nous passe sous le nez… voilà un jeu qui ne laisse pas insensible. Et qui propose du plaisir ludique autour de la boîte ! C’est tout à fait ce qu’on peut attendre pour des parties légèrement stratégiques et conviviales.

Pour quelques dizaines de francs suisses (moins de 15€), on passe par tous les états d’esprits à jouer les espions. Mais surtout, le jeu nous offre une belle accessibilité, de la stratégie et du suspens jusqu’à la dernière minute ! Disponible dans toutes les bonnes boutiques, bien sûr en français, Kompromat nous laisse un agréable ressenti et l’envie d’y rejouer. Et cela, c’est gagné mon cher « Double Zéro » !

Rédacteur de l’article : Léo

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