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Istanbul, sorti en 2014 il devient Big Box en 2020 !

par jeudeclick
Publié : Dernière mise à jour le 417 vues 15 minutes de lecture

Istanbul a bercé de nombreux joueurs avec ses saveurs ludiques venues du grand bazar. Un opus de type euro, devenu un incontournable. Puis, les Moka et Bakchich ont fait leur apparition dans les ruelles. Et finalement, à l’ombre de Sainte-Sophie, des Missives & Sceaux ont circulé pour le plus grand plaisir des joueurs. Comme la Big Box d’Istanbul a fait son apparition en français chez nos crémiers préférés, penchons-nous ensemble sur son contenu…

Rapide retour en arrière, nous sommes en 2014. Istanbul, le jeu de base, fait son entrée dans la ludosphère. Rapidement, il intéresse un large panel de joueurs et se fait apprécier jusqu’à devenir le Spiel des Jahres la même année. Son auteur Rüdiger Dorn, et son éditeur Pegasus Spiele, voient ainsi leur travail récompensé. Dans les pays francophones, le portage du titre est assuré par Matagot et par chez nous, le succès est également au rendez-vous. Istanbul devient une valeur sûre et depuis toutes ces années, il continue à plaire à de nombreux joueurs.

Prévu pour deux à cinq protagonistes, l’opus nous propose un jeu de gestion dont les parties, assez accessibles, s’étalent entre 45 et 50 minutes environ. Et concrètement dans Istanbul, nous partons aux abords de la mer de Masmara et du Bosphore, en plein cœur d’une cité légendaire. À Istanbul, nous incarnons des marchands. Accompagnés de nos assistants, nous arpenterons les rues et commerces pour acheter et vendre des ressources. Les brouettes remplies de marchandises, ce sera à celui qui échangera ou achètera le plus de rubis. Mais face à la concurrence, il faudra jouer des coudes pour parvenir à remporter la partie…

Avant de vous parler plus en détails du contenu de la Big Box et de ses extensions, intéressons-nous au jeu de base. A ce qui fait la force d’Istanbul. On vous résume les règles.

Quel marché ! Un vrai souk… !

Nous voici donc plongés au beau milieu du souk d’Istanbul avec les seize emplacements que propose le jeu. Nous débutons la partie à la fontaine avec notre pion marchand, nos quatre assistants, quelques pièces de monnaie et une charrette dans laquelle nous stockerons nos ressources. Pour remporter la partie, il faudra être le premier à collecter cinq rubis (six pour des parties à deux joueurs).

Chaque joueur effectue son tour puis passe la main au joueur suivant. Un tour de jeu comporte quatre phases mais le plus souvent nous en effectuerons que deux. La première étape consiste à déplacer notre marchand et notre pile d’assistants sur l’un des quartiers du souk. Nous pouvons les déplacer de un ou deux quartiers. S’il y a déjà un assistant dans le quartier de destination, il rejoint notre pile Marchand et nous ne laissons pas d’assistant dans ce quartier. En revanche, s’il n’y a aucun assistant présent dans le quartier de destination, un assistant est retiré de notre pile Marchand et on le laisse dans ce quartier. S’il y a d’autres marchands au quartier de destination, nous devons leur payer 2 pièces de monnaie chacun. Le tour s’arrête instantanément si on ne peut ou on ne veut pas les payer.

Si nous rencontrons des membres de familles adverses, ces derniers sont capturés et envoyés au Poste de Police, moyennant une récompense. Si nous rencontrons le pion du gouverneur, nous pourrons alors prendre une carte bonus de la pioche, contre deux pièces ou défausser une carte bonus de notre main. Et si la rencontre s’effectue avec le contrebandier, des marchandises pourront être échangées.

Si notre Marchand récupère ou laisse sur place un Assistant dans un quartier, nous pouvons alors réaliser l’action disponible. Nous n’allons pas vous détailler tous les quartiers mais il est par exemple possible de récupérer des extensions de charrettes, récupérer des ressources (tissus, épices, fruits), prendre des cartes bonus, gagner des marchandises grâce à un jeu de hasard, vendre des marchandises, libérer le membre de notre famille se trouvant au Poste de Police, acheter des gemmes, etc… A la fontaine, nous pourrons finalement replacer autant d’assistants que souhaité sous notre pile Marchand.

Et comme indiqué ci-dessus, à la fin du jeu, celui qui détient le nombre voulu de rubis remporte la partie.

La boîte « ultime » pour Istanbul !

Si vous ne connaissez pas encore Istanbul, et surtout son jeu de base, nous avons mis en ligne un article rédactionnel complet qui vous fournira des informations supplémentaires. Histoire que vous succombiez vous aussi aux charmes de ce titre. Parce qu’il n’y a pas de raison ! Vous pouvez le consulter en cliquant par ici.

Voilà ! Maintenant que vous savez tout ou presque, évoquons cette fameuse Big Box qui débarque en français chez Matagot. Une grosse boîte qui arbore désormais un imposant format carré, bien épais et lourd. A l’intérieur, il faut bien avouer, vous y retrouverez non pas un sacré souk mais pléthore de matériel. En effet, cette Big Box contient certes tous les composants du jeu de base, mais ce n’est pas tout ! Vous y découvrirez aussi tout le matériel des deux extensions d’Istanbul, à savoir « Moka et Bakchich » ainsi que « Missives et Sceaux ».

Dans Moka et Bakchich, le café fait son arrivée et la demande pour ce breuvage est tellement élevée que les commerçants veulent tous se lancer dans son négoce. Ainsi, l’extension ajoute quatre nouveaux lieux, plus d’interactions entre les joueurs et de nouveaux moyens de gagner des rubis.

Avec Missives et Sceaux, une nouvelle idée lucrative vient de voir le jour chez les marchands d’Istanbul. Pourquoi ne pas assurer la livraison du courrier aux commerçants du bazar ? Une mission qui offre l’opportunité de s’emparer d’informations importantes, à vendre contre des rubis. Et pour ce faire, un nouveau compagnon fait son entrée. Notez aussi de nouveaux quartiers et de nouveaux personnages qui s’ajoutent au jeu de base. Des choix plus subtils, des possibilités de déplacement plus variées et des parties plus tendues…

Le temps de quelques lignes, intéressons-nous plus en détails à ces deux extensions qui permettent assurément de diversifier l’expérience de jeu.

Moka et Bakchich, what else ?

Avec Moka et Bakchich, on joue désormais sur une aire de jeu de 4×5 tuiles et on rajoute plusieurs mécanismes au jeu de base. Ainsi, une série de cartes guildes sont ajoutées à la partie. Ces dernières peuvent être obtenues dans les nouveaux lieux liés à l’extension, comme par exemple à la corporation du café. A la place de jouer votre tour, vous pouvez jouer une carte de guilde en votre possession. Avec des effets divers et variés mais assez puissants, vous pourrez par exemple récupérer de précieux rubis. Ou d’autres avantages…

Par ailleurs, le café – en tant que nouvelle ressource – fait aussi son apparition. Il peut être obtenu soit en l’échangeant contre des Livres, d’autres ressources ou des cartes. Il permet d’obtenir des rubis à la maison du café et introduit encore un nouveau mécanisme disponible à la taverne. Moyennant le paiement de ressources de café, vous pourrez installer une barrière entre deux quartiers pour compliquer les déplacements des autres joueurs. Bien sûr, avec un petit bakchich, l’instigateur de ce mécanisme gardera un droit de passage. Sans oublier aussi le marchand de café qui voyage en permanence sur le plateau de jeu (au même titre que le gouverneur…) et les tuiles taverne permettant de gagner en déplacement et dans les échanges, si elles sont acquises contre des ressources de café.

Au final, en jouant avec Moka et Bakchich, il faudra dans n’importe quelle configuration être en possession de six rubis pour gagner la partie. Pour le reste, rien ne change au niveau des règles.

On vous apporte nos impressions un peu plus bas dans ce sujet.

Missives et Sceaux, il y a du courrier pour vous !

Avant de vous donner notre avis sur cette Big Box d’Istanbul, passons aussi en revue les particularités de Missive et Sceaux; la deuxième extension du jeu.

Comme avec Moka et Bakchich, on se retrouve désormais sur une aire de jeu de 4×5 tuiles, notamment grâce aux nouveaux quartiers de l’extension. Et ce n’est pas tout. Là encore, de nouvelles cartes bonus procurent des effets qui peuvent être joués seuls ou en les mélangeant au reste des cartes de base. Mais la principale nouveauté sera bien les fameuses missives. Chaque tuile missive en votre possession – qui s’acquiert notamment à l’Ambassade – comporte un numéro de quartier. Une fois sur ce quartier, la missive est considérée comme livrée. La tuile est alors retournée sur sa face sceau. Trois sceaux et vous obtenez un nouveau tour de jeu. Six sceaux et vous obtenez un nouveau rubis à la Société Secrète. Au Kiosque, de nouvelles tuiles permettront de déclencher des effets inédits (obtenir des marchandises, des Livres, des cartes bonus, déplacer votre marchand, etc.) et à la Salle des Ventes vous pourrez mettre aux enchères des cartes bonus; dont le produit de la vente revient au joueur actif !

Finalement, deux nouveaux pions seront aussi ajoutés à la partie. Le compagnon (un pour chaque joueur) qui ne se déplace que d’un quartier et uniquement lorsque vous effectuez l’action de la Fontaine, mais qui peut réaliser des actions sans assistant ! Et aussi le coursier permettant d’acquérir et échanger de précieuses missives.

Dans Missives et Sceaux, comme dans l’autre extension, il faudra dans n’importe quelle configuration être aussi en possession de six rubis pour gagner la partie. Pour le reste, rien ne change au niveau des règles de base.

Placements et déplacements… So Big !

Istanbul a su s’imposer comme un grand classique du jeu de société. On irait même jusqu’à dire comme un incontournable de toute bonne ludothèque. Des mécanismes travaillés et aboutis qui permettent à chaque fois de s’amuser en faisant appel à notre logique et à notre perspicacité. C’est donc un plaisir et une évidence de retrouver ce super opus en une belle et imposante Big Box !

Surtout qu’à l’intérieur, comme dans le jeu de base, le même soin a été apporté à l’ensemble des composants. Cartons et cartes toilés, cubes en bois colorés avec de jolis stickers, sans oublier les rubis translucides qui ont leur petit effet. Le tout est rangé dans un système de calage en carton que chacun pourra ou non conserver. Dans tous les cas on vous conseille préalablement de trier correctement les composants, entre jeu de base et extensions, afin que la mise en place ne soit pas trop longue ni fastidieuse.

Avec la Big Box, l’éditeur a réuni l’ensemble des règles dans un seul livret. Le jeu de base y est ainsi clairement expliqué et chaque extension comprend des informations mises en évidence dans une couleur spécifique. On a réellement apprécié ce livret unique qui a bien été pensé et qui donne des explications précises en séparant la base et le contenu additionnel. On s’y retrouve facilement et malgré un contenu assez denses, on ne se perd pas. A noter aussi que les deux extensions peuvent être jouées ensemble, avec le jeu de base, et il faisait donc sens de compulser toutes ces règles en un seul document !

On vous le disait dans notre précédent sujet, en gardant en tête que le but consiste à récupérer des rubis, on va rapidement, et presque instinctivement, sélectionner une mécanique d’enchaînement qui nous permet d’en récupérer. Car oui, la réelle mécanique de jeu qu’il faut aborder, est le fait d’optimiser ses enchaînements d’actions pour récupérer les précieux rubis. Et cela doit se faire en prenant en compte des impondérables, à savoir que les autres joueurs vont forcément venir empiéter sur notre stratégie. On développe ainsi des mécanismes de combots entre les tuiles du jeu mais aussi une bonne dose d’anticipation. En effet, les coups doivent être prévus d’avance ce qui est indispensable pour ne pas se retrouver bloqués dans le jeu, surtout que les déplacements sont limités. Et comme si cela ne suffisait pas, le jeu oblige encore à effectuer de la gestion de ressources. Et de la gestion de ressources avec des emplacements de stockages limités sur la charrette dont chaque joueur dispose. Cette charrette peut être extensible mais il faudra alors payer le coût de cette extension et se déplacer dans le souk pour récupérer la tuile en question. Plusieurs actions vont aborder ce principe durant la partie et les joueurs devront alors faire des choix stratégiques.

Mais avec la Big Box d’Istanbul, et plus particulièrement avec Moka et Bakchich ainsi que Missives et Sceaux, vous pourrez aller encore plus loin dans le jeu.

On distingue tout de même deux extensions bien différentes. Avec Moka et Bakchich, c’est surtout l’arrivée d’une nouvelle ressource (le café) qui multiplie véritablement les possibilités de jeu. Une ressource en plus, cela change tout ! Et avec ce supplément, on se rend bien compte que l’éditeur a surtout cherché à renouveler l’expérience ludique. Mais pas uniquement… Ainsi, on aura par exemple apprécié le système de blocage avec la barrière; placé au bon endroit et au bon moment, il peut s’avérer redoutable et pénalisant. Alors, tenant compte de l’ensemble de ces nouveaux composants, est-ce que Moka et Bakchich s’avère intéressante ? De notre point de vue, elle l’est principalement pour les joueurs qui ont déjà passablement « épuisé » le jeu. Bien sûr, il y a de la diversité. Mais si vous débutez avec Istanbul, on vous conseille d’attendre un peu avant de rajouter ces composants car le jeu de base est déjà suffisamment riche et demande à être correctement maîtrisé. En revanche, si les ruelles du souk n’ont plus aucun secret pour vous, Moka et Bakchich deviendra clairement un indispensable. Surtout qu’on joue désormais avec vingt quartiers; ce qui rend la partie et les déplacements bien plus complexes et encore plus savoureux.

Pour Missives et Sceaux, le gameplay s’appréhende différemment. Là, ce n’est pas vraiment un renouvellement mais plutôt une façon autre d’aborder la partie. Avec un ensemble qui peut très vite être ajouté au matériel de base ! En effet, on retrouve des petits mécanismes d’enchères (à la salle des ventes) qui sont tout simplement savoureux et dont le piment dope vos allées et venues dans les ruelles d’Istanbul. On aura aussi bien apprécié le fameux compagnon qui procure un vrai avantage pour autant qu’on veuille prendre le temps – et c’est le cas de le dire – de l’utiliser de manière réfléchie. Pour les missives, qui restent le cœur de cette deuxième extension, c’est un peu toute la philosophie du jeu qui évolue ! Qui est complétée ! Et c’est bien ce qu’on peut attendre d’une extension. On pourrait même dire qu’il s’agit d’un petit jeu dans le jeu. Mais dont les deux éléments se marient parfaitement. Et c’est vraiment exaltant.

Au final, cette Big Box ne nous aura pas déçus. Et il y en a pour tous les goûts et pour tous les niveaux. Un jeu de base qui demeure une référence du secteur et des extensions qui renouvellent le titre de façon intelligente et variée. Surtout que ces dernières peuvent être introduites progressivement. Ce qui pour nous, s’avère un véritable gage de qualité.

Si vous ne connaissez pas encore Istanbul, il est temps de venir humer ses parfums ludiques aux saveurs orientales. Et pour les autres, certaines ruelles du Souk en cachent parfois de plus pittoresques; laissez-vous surprendre…

Rédacteur de l’article : Léo

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